Abstract
<jats:p>Résumé : Cette étude se propose d’analyser l’influence des travaux domestiques en tant que construction sociale genrée qui constitue un facteur explicatif des inégalités de performance entre les sexes. Les charges domestiques et les études universitaires qui sont au fondement de la théorie que mobilise cette étude, constituent des activités concurrentes. Effectuée à partir d’une approche mixte, l’étude combine les données qualitatives et quantitatives à l’aide du questionnaire et des guides d’entretien. Il est mis en évidence une différenciation sexuée dans la répartition des tâches domestiques. Comme données, nous avons 60,29% des étudiantes contre 9% des étudiants qui déclarent être engagés dans les travaux ménagers. Par ailleurs 82,36% de filles y consacrent au moins 6 heures de leur temps par jour alors que la quasi-totalité des garçons n’y consacrent pas plus de 3 heures. Cette charge réduit le temps d’études des étudiantes et affectent négativement leur performance universitaire. Mots-clés : genre, éducation, travaux domestiques, performance scolaire, égalité, équité, inégalités</jats:p>